Le rosier est sans doute la plante la plus rassurante à installer au jardin. Facile à trouver, décliné en des centaines de variétés, il fleurit avec générosité de mai aux gelées pour beaucoup de rosiers remontants, résiste à des hivers bien plus rudes qu'on ne le croit, et s'adapte à tous les formats : massif, mur, pot de balcon, talus difficile. Mais « planter un rosier » recouvre en réalité des situations très différentes selon que l'on choisit un buisson, un grimpant, un rosier sur tige ou un couvre-sol — et le rosier a aussi ses vraies exigences (soleil, taille, quelques maladies foliaires classiques) qu'il vaut mieux connaître avant d'acheter plutôt qu'après. Ce guide complet vous aide à choisir la bonne famille, la bonne variété, et à réussir la plantation et l'entretien, avec les vraies références de notre pépinière.
Plus de 340 variétés — buissons, grimpants, tiges, pleureurs et couvre-sol — pour chaque coin du jardin.
Voir tous les rosiersAvant de vous laisser séduire par une couleur ou un parfum, il faut choisir la bonne famille : c'est elle qui détermine l'usage possible au jardin, l'encombrement final et la façon de tailler. Notre catalogue compte 346 rosiers répartis en cinq grandes familles, très inégales en nombre — le rosier buisson domine largement, les formes plus spécialisées (tige, pleureur, nain) restent plus rares.
Le rosier le plus courant : port compact et touffu, environ 1 m de haut. Idéal en massif, en isolé ou en bordure large.
286 variétés au catalogue, de loin la famille la plus riche.
Hauteur ~1 mLongues tiges souples à palisser sur pergola, mur ou pilier. Habille verticalement un espace en quelques années.
44 variétés, de 2,5 à 4 m selon le support.
Hauteur 2,5-3 mUne tête de rosier greffée en haut d'une tige droite. Effet graphique fort, parfait pour structurer une allée ou un patio.
12 variétés, tête de 0,5 à 1 m.
Tête 0,6-1 mUne tige greffée d'un rosier liane, dont les rameaux longs et souples retombent en cascade. Effet spectaculaire mais place limitée.
3 variétés seulement, jusqu'à 6-7 m de rameaux.
Hauteur 4-6 mEn clair : si vous débutez ou hésitez, un rosier buisson reste la valeur la plus sûre — le choix est immense et l'entretien le plus simple. Réservez le grimpant à un vrai support (pergola, mur, clôture solide), le rosier tige et le pleureur à un effet décoratif ponctuel (ils demandent un tuteur permanent et une taille plus technique), et le nain/couvre-sol aux petits espaces ou au pot.
Le rosier buisson est le plus polyvalent : massif, isolé, bordure, il s'adapte à presque tous les jardins.
Découvrir les buissonsUne fois la famille en tête, affinez selon l'endroit précis où le rosier doit vivre. C'est souvent là que les déceptions arrivent : un grimpant planté sans support digne de ce nom, ou un buisson vigoureux écrasé dans un petit pot.
En groupe de 3 à 5 pour un effet massif, ou en isolé pour une variété remarquable. Prévoyez 40 à 60 cm entre chaque pied.
Un vrai support est indispensable : fils tendus, treillage ou pergola solide. Palissez les tiges à l'horizontale pour multiplier les fleurs.
Choisissez une variété basse et régulière, plantée en ligne serrée pour un effet haie basse fleurie tout l'été.
Un bac de 40 cm minimum, un arrosage plus suivi qu'en pleine terre, et une variété compacte : le rosier vit très bien en pot plusieurs années.
Pour un talus ou une zone difficile à entretenir, les rosiers couvre-sol sont une solution sous-exploitée : ils tapissent le sol, limitent les mauvaises herbes une fois installés, et ne demandent quasiment aucune taille. C'est l'un des rares arbustes fleuris capables de tenir une pente sans tonte ni désherbage régulier.
Les rosiers couvre-sol tapissent le terrain et limitent les corvées de désherbage.
Découvrir un couvre-solCliquez sur l'endroit où le rosier doit vivre : la recommandation change selon votre choix.
Sur les 346 rosiers du catalogue, le rose domine largement (170 variétés), suivi du rouge (84), du jaune (79), du blanc (59), du crème (43) et de l'orange (33) ; les teintes plus rares — carmin, pourpre, saumon, mauve — complètent la palette pour les envies plus originales.
Deux critères comptent souvent plus que la couleur : le parfum et la remontance. Soyons honnêtes, tous les rosiers ne cochent pas ces deux cases — c'est même l'une des grandes confusions chez les débutants qui pensent qu'« un rosier, ça sent forcément bon » et « ça refleurit forcément tout l'été ».
Sélectionnez les variétés parfumées directement sur les fiches produit avant d'acheter.
Explorer les rosiers parfumésC'est l'un des messages les plus rassurants de ce guide : le rosier est globalement très rustique en France. Sur notre catalogue, la grande majorité des variétés (280 sur 346) résiste jusqu'à −20 °C, certaines tiennent même à −25 °C (9 variétés) voire −30 °C (2 variétés) — de quoi couvrir sans problème la quasi-totalité des hivers français, y compris en zone montagneuse ou continentale. Seule une minorité, plus limitée à −15 °C, mérite un peu plus d'attention en climat rigoureux (paillage du pied, choix d'un emplacement abrité).
À noter : nos deux rosiers pleureurs référencés (Excelsa, François Juranville) figurent justement parmi les plus rustiques du catalogue, jusqu'à −25 °C — un joli paradoxe pour une silhouette aussi spectaculaire.
La grande majorité de nos variétés résiste à −20 °C et plus, sans protection particulière.
Voir les rosiers très rustiquesGlissez le curseur jusqu'au froid minimum de votre région : la liste des variétés qui tiennent s'affiche.
Un rosier bien planté démarre plus vite, résiste mieux à la sécheresse et vit plus longtemps. La période la plus favorable est l'automne et l'hiver, de novembre à mars, hors gel — c'est le moment où l'on trouve aussi les rosiers à racines nues, moins chers et tout aussi performants qu'en conteneur si on les plante correctement.
Trou d'environ 40 × 40 × 40 cm, terre ameublie sur les bords pour que les racines s'étalent facilement. Le point de greffe (renflement à la base des tiges) doit rester juste au niveau du sol, ni enterré, ni exposé.
Commandez dès maintenant, la période novembre-mars est la meilleure pour une reprise garantie.
Choisir mon rosierC'est souvent ici que le rosier fait un peu peur — la taille en particulier a mauvaise réputation. En réalité, une taille simplifiée suffit pour la plupart des jardins amateurs ; la taille technique (angle précis, nombre d'yeux) reste réservée aux concours de rosiéristes.
Le rosier aime le soleil (au moins 6 heures par jour) et un sol qui ne stagne pas en eau l'hiver. Une fois installé, il supporte plutôt bien des périodes sèches courtes, mais un arrosage copieux et espacé (plutôt qu'un peu tous les jours) favorise un enracinement profond et une meilleure floraison, surtout la première année.
Honnêtement, le rosier n'est pas la plante la plus increvable du jardin sur ce point : c'est l'une des rares limites franches à connaître avant d'acheter, surtout en climat humide.
Aucune de ces maladies n'est mortelle pour une plante par ailleurs bien installée : elles affaiblissent et enlaidissent, elles ne tuent que rarement un rosier vigoureux. Les obtentions les plus récentes sont d'ailleurs sélectionnées pour leur meilleure résistance — un critère à regarder si vous avez déjà été échaudé par le passé.
La plupart des rosiers du commerce sont greffés sur un porte-greffe vigoureux. Il arrive que ce porte-greffe reparte tout seul depuis sous le point de greffe ou depuis les racines : ce sont les gourmands, reconnaissables à leur feuillage souvent différent (plus de folioles, épines plus nombreuses) et à leur vigueur excessive. Non supprimés, ils épuisent la variété greffée et finissent par la remplacer. Le réflexe est simple : dès qu'un rameau suspect part du bas ou des racines, arrachez-le à la main plutôt que de le couper (pour retirer aussi le bourgeon dormant à l'origine).
Nos obtentions récentes conjuguent floraison généreuse et meilleure tenue au feuillage.
Voir la sélectionPour ne rien oublier d'une année sur l'autre, voici les grands gestes répartis sur le calendrier. Un rosier bien mené demande finalement peu d'interventions, mais chacune compte à son moment.
En clair : on plante l'hiver, on taille en fin d'hiver, on nourrit au démarrage puis à la reprise de floraison, et on surveille le feuillage (marsonia, oïdium) dès les beaux jours humides.
En mêlant variétés remontantes et non remontantes, le massif reste vivant toute la saison.
Voir la collectionFiltrez par couleur, hauteur et rusticité directement dans le catalogue.
Parcourir le catalogueCe guide pose les bases pour choisir et réussir n'importe quel rosier. Pour approfondir un usage précis, retrouvez bientôt nos guides dédiés :
De préférence de novembre à mars, hors période de gel, pour les rosiers à racines nues comme pour ceux en conteneur. C'est la saison où la plante s'installe sans stress hydrique, avant le démarrage de la végétation au printemps.
Oui pour les rosiers buissons et remontants : la taille de fin d'hiver stimule une floraison plus abondante. Les grimpants et les rosiers anciens à floraison unique se contentent d'une taille plus légère. Un rosier non taillé continue de fleurir, mais devient vite dégarni à la base.
C'est le symptôme classique de la marsonia (taches noires), fréquente en été humide. Ramassez les feuilles tombées, évitez d'arroser le feuillage, et espacez vos plants pour améliorer la circulation d'air.
Oui, dans la grande majorité des cas : la plupart de nos variétés résistent jusqu'à −20 °C, certaines jusqu'à −25 °C ou −30 °C. C'est l'un des arbustes à fleurs les plus rustiques du jardin d'ornement.
Le gourmand part du porte-greffe (sous le point de greffe ou depuis les racines) et présente souvent un feuillage différent, plus vigoureux. Une tige normale part au-dessus du point de greffe et ressemble au reste de la plante. En cas de doute, observez le feuillage : s'il diffère nettement du reste du rosier, c'est probablement un gourmand à supprimer.
Plus de 340 variétés disponibles en ligne, livrées soigneusement à domicile.
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